24 juillet 2008
Question de survie...
18 juillet 2008
Slipknot - Vermilion Part 2
She seemed dressed in all of me
Stretched across my shame,
All the torment and the pain
Leaked through and covered me.
I'd do anything to have her to myself,
Just to have her for myself.
Now I don't know what to do,
I don't know what to do
When she makes me sad.
She is everything to me,
The unrequited dream,
The song that no one sings,
The unattainable.
She's a myth that I have to believe in,
All I need to make it real is one more reason.
I don't know what to do,
I don't know what to do
when she makes me sad.
But I won't let this build up inside of me.
I won't let this build up inside of me.
I won't let this build up inside of me.
I won't let this build up inside of me.
A catch in my throat
choke
Torn into pieces
I won't.
No.
I don't want to be this but
I won't let this build up inside of me
She isn't real.
I can't make her real.
She isn't real.
I can't make her real.
14 juillet 2008
Contradiction
Je suis là, comme chaque fin de soirée, installé sur mon divan. Je suis seul et je réfléchis jusqu’à quand cela devrait se poursuivre. Je ne sais pas si j’arriverais à supporter mes détresses pour aussi longtemps. Les troubles de l’humeur dominés par une tristesse infinie avec un terrible sentiment de vide me tuent. Et puis quand je raconte ça à mon psy, il me demande dans quel livre j’avais lu cela… C’est pathétique. Le problème est d’autant plus général que je le pensais. Ma famille et mes amis, eux aussi, ont tendance à faire ce genre de réflexion qui me rend fou. Finalement, je me dis que ça ne sert à rien de parler de ses malheurs aux autres, c’est inutile. Tu expliques, tu parles des choses qui te rendent triste, tu expliques et tu réexpliques mais en vain. Ce sont des paroles sans importance à leurs yeux ou bien pensent-ils, que je raconte tout ça pour le plaisir de parler. Je crois que je devrais arrêter de trop m’exposer, je préfère rester dans mon cocon qui ne devrait pas tarder à exploser […]
Quand j’avais commencé à écrire cette note, j’étais plutôt calme. Un peu triste, c’est vrai mais bon. Le jour suivant, je me suis levé de bonne humeur mais elle n’a pas duré aussi longtemps à cause d’une petite crise de colère que j’ai faite, la colère que je croyais contrôler. Ce n’était pas pour rien évidemment… mais ce qui me gène maintenant c’est que je n’arrive pas à me rappeler la cause exacte. Je me souviens parfaitement du cadre, du lieu… mais j’ai oublié la raison pour laquelle je me suis mis en colère. A vrai dire, ça m’arrive assez souvent et ça m’inquiète parce qu’il y aurait forcément un truc derrière. Je m’inquiète trop pour moi-même, pour mes relations interpersonnelles, pour mon avenir et pour tout le reste. Et ce qui me rend encore plus fou c’est la contradiction. Je suis contradictoire : Il n’y a même pas deux jours je disais que je devrais m’enfermer et que ça ne sert à rien de parler de ses maux aux autres. Ce qui se passe en vérité est le contraire. Aujourd’hui, j’ai parlé avec un ami sur mon état, borderline, bipolaire et autres choses. Entre nous, ça m’apaise un peu mais c’est éphémère. Pourquoi ça ? Pourquoi cela m’apaise-t-il ? Ça n’a aucun sens… Autre fait de la contradiction, c’est le fait que j’aime (parfois) la solitude et, en même temps, j’ai une grande peur de l’abandon… Je me dis que je ne peux pas vivre seul parce que cela me fait très peur. Quand je me retrouve seul, je commence par apprécier la solitude mais après je cours chercher une présence et quand finalement je suis entouré (soit par ma famille, soit par des amis) je commence vite à stresser et à me sentir très mal à cause d’une mauvaise plaisanterie ou bien à cause d’un mot mal placé. Le pire dans tout ça, c’est que j’ai beaucoup d’amis qui m’apprécient et que je suis bien intégré. Je crois que je devrais achever la note maintenant parce que ça commence à me torturer…
PS je dois aller voir le neuropsychiatre cette semaine (mais pourquoi je raconte tous ça bordel !!!)
10 juillet 2008
Aujourd'hui, j'allume ma 23éme bougies
10 juillet 1985, tout a commencé ce jour là. On ne m’avait même pas prévenu que c’était ainsi… Aujourd’hui, 23 ans après, je me demande encore pourquoi on souffle les bougies pour les anniversaires. Je crois que ça serait plus rassurant d’allumer la 23ème que de l’étouffer, et puis avec toute l’obscurité aux alentours… Inutile de revenir sur ces 23 années de hauts et de bas, inutile d’enfoncer d’avantage les poignards, inutile de se sentir pathétique et impuissant… Je reste calme et serin jusqu’à ce soir, j’allumerai une bougie et je serai là, tout seul assis tout prés de la fenêtre, à attendre la douce brise pour qu’elle me souhaite bonne chance…
Sweet dreams, Wounded Spirit.
P.S Happy birthday
05 juillet 2008
Origine du trouble de personnalité limite (borderline)
Le trouble de la personnalité limite est causé par une combinaison complexe de facteurs génétiques, sociaux et psychologiques. Toutes les théories modernes s'accordent à présent pour affirmer que plusieurs causes doivent interagir pour que le trouble se manifeste et que plusieurs facteurs de risque y sont associés. Les facteurs de risque comprennent ceux qui sont présents à la naissance, qu'on appelle le tempérament, les expériences vécues pendant l'enfance et les influences subies dans l'environnement.
A. Tempérament biogénétique inné
Le pourcentage de facteurs innés, appelé aussi « niveau d'hérédité » à la base du trouble de la personnalité limite, serait de 68% et est à peu près semblable à celui du trouble bipolaire. Ce qu'on croit être héréditaire n'est pas le trouble comme tel, mais les prédispositions biogénétiques, c'est-à-dire le tempérament. En d'autres mots, le trouble de la personnalité limite ne se développe que chez les enfants nés avec un ou plus des trois tempéraments indiqués: le dérèglement de l'affect, l'impulsivité et l'attachement perturbé. Cela les prédispose à éprouver des problèmes liés aux émotions, à l'impulsivité et/ou aux relations interpersonnelles. Chez les enfants possédant ces tempéraments, les facteurs environnementaux peuvent alors limiter ou exacerber de façon importante ces traits de caractère innés.
Plusieurs études ont démontré que les troubles liés à la régulation des émotions ou à l'impulsivité sont proportionnellement plus élevés parmi les autres membres de la famille des patients. Le tempérament caractérisé par une inadaptation de l'affect/des émotions prédispose les personnes à être facilement bouleversées, fâchées, déprimées et anxieuses. Le tempérament relatif à l'impulsivité prédispose les personnes à agir sans penser aux conséquences ou même à rechercher sciemment les activités dangereuses. Le tempérament relatif à l'attachement perturbé repose sur une sensibilité extrême à la séparation ou au rejet. Une autre théorie suggère que les patients ayant un trouble de la personnalité limite naissent avec une agressivité excessive d'origine génétique plutôt qu'environnementale. Un enfant né avec un tempérament placide ou passif aurait peu de risque de présenter un trouble limite.
Un plus grand besoin d'affiliation chez les filles et un comportement plus instrumental chez les garçons expliqueraient en partie pourquoi le diagnostic est plus fréquent chez les femmes (environ 75%). Ce qui tend à démontrer que le trouble est, en tout premier lieu, d'ordre relationnel. A l'inverse, la personnalité antisociale se retrouve surtout chez les hommes (environ 75 % de ce diagnostic) et il pourrait s'agir d'un trouble lié principalement à l'action.
Le contrôle des impulsions, la régulation des émotions et la perception des signaux sociaux sont des tâches complexes nécessitant une fonction neurologique normale. Des recherches sur des patients ayant un trouble de la personnalité limite ont révélé une augmentation de l'incidence des dysfonctions neurologiques, souvent subtiles (exigeant un examen rigoureux). La partie principale du cerveau est l'encéphale, portion supérieure qui interprète l'information provenant des sens et d'où émanent la pensée consciente et les mouvements volontaires. Des recherches préliminaires ont démontré que les personnes atteintes du trouble de la personnalité limite ont une réaction sérotoninergique réduite lorsque ces zones du cerveau sont stimulées. Ces niveaux plus faibles d'activité cérébrale pourraient favoriser un comportement impulsif. Le système limbique, situé au centre de l'encéphale et considéré comme « le cerveau émotionnel », comprend les amygdales cérébelleuses, l'hippocampe, le thalamus, l'hypothalamus et des parties du tronc cérébral. Le volume des amygdales cérébelleuses et de l'hippocampe, au centre du fonctionnement émotionnel, serait plus petit chez les personnes atteintes du trouble de personnalité limite. Il faudra déterminer si de telles constatations neurologiques sont d'origine génétique ou environnementale.
En résumé, la recherche indique que les personnes qui éprouvent de la difficulté à contrôler leurs impulsions et leur agressivité ont des niveaux d'activité cérébrale réduits dans plusieurs zones concernées par ces phénomènes. D'après une théorie, des réductions d'activités mènent à des « erreurs » dans la cueillette, la dissémination et l'interprétation des données, ce qui rend ces personnes plus susceptibles à réagir selon un mode impulsif ou agressif.
B Facteurs psychologiques
Comme pour la plupart des problèmes de santé mentale, le trouble de la personnalité limite ne semble pas associé à une phase de développement précise, distincte. Des recherches tendent à démontrer que durant leur enfance, les personnes ayant un trouble limite n'arrivaient pas à établir des stratégies efficaces pour reconnaitre les sentiments et/ou pour identifier adéquatement les intensions de leurs actions et de celles des autres (problèmes au niveau de la « mentalisation »).
Ces enfants n'arrivent pas à développer des habiletés mentales de base qui leur permettent d'acquérir une identité stable, compréhensible et prévisible pour eux-mêmes ou pour les autres.
Une autre théorie a souligné le rôle important de l'environnement invalidant; i.e. lorsqu'un enfant en vient à croire que ses sentiments, ses pensées et ses perceptions sont inexacts ou sans importance. Soixante-dix pour cent (70 %) des gens souffrant du trouble de la personnalité limite ont signalé avoir subi des abus physiques et/ou sexuels durant leur enfance. Ces traumatismes peuvent contribuer à l'émergence de symptômes tels l'aliénation, la recherche désespérée de relations protectrices et la présence de sentiments intenses qui caractérisent le trouble de la personnalité limite. Comme il y a peu de gens ayant subi des abus physiques ou sexuels qui développent un trouble limite (ou tout autre trouble psychiatrique), il est essentiel de prendre en considération la prédisposition reliée au tempérament. Étant donné que le trouble de la personnalité limite peut se développer en l'absence de telles expériences, les traumatismes ne sont pas suffisants comme explication en soi. Malgré tout, l'agression sexuelle ou toute autre forme d'agression peut créer l'environnement invalidant « ultime ». En effet, lorsque la personne qui prend soin de l'enfant devient l'agresseur, celui-ci aurait besoin d'un clivage qui permettrait de nier les sentiments de haine et de dégoût à l'endroit de ce dernier et permettrait à l'enfant de préserver l'idée d'être aimé. On estime que 30 % des personnes ayant un trouble limite ont vécu la perte de leurs parents en bas âge ou une séparation prolongée d'avec eux. Ces expériences pourraient contribuer à la peur de l'abandon du patient atteint du trouble limite.
Ces patients ont fréquemment signalé s'être senties négligées pendant leur enfance. Parfois, la source de ce sentiment de négligence pourrait être attribuable au sentiment de ne pas être suffisamment compris. Les patients ont souvent signalé qu'ils se sentaient écartés ou détachés de leurs familles. Ils attribuent souvent ces difficultés de communication à leurs parents.
Cependant, leur capacité réduite de décrire leurs sentiments ou leurs besoins et de les communiquer ou la résistance à se confier pourraient contribuer de façon importante aux sentiments de négligence et d'aliénation.
Le thème de l'adoption, réelle ou imaginée, se retrouve souvent chez les personnes ayant un trouble limite. En effet, l'espoir et le fait de croire que si seulement des parents idéalisés et rassurants pouvaient être trouvés, les problèmes de leur vie seraient alors réglés, sont au cœur de ce que les patients atteints du trouble de la personnalité limite (qu'ils soient adoptés ou non) recherchent dans leurs relations avec les autres.
C. Facteurs sociaux et culturels
Les résultats de la recherche démontrent que 1 à 2% de la population présente un trouble de personnalité limite. Des facteurs sociétaux et culturels pourraient contribuer à la fluctuation de ce taux de prévalence. Vivre dans une société où le rythme de vie est rapide et stressant, où il y a une grande mobilité et où les situations familiales ont tendance à être instables à cause du divorce, de facteurs économiques ou d'autres pressions sur les parents/tuteurs, pourrait favoriser le développement de ce trouble.
D. État des théories concernant l'origine et la pathologie du trouble de la personnalité limite
Actuellement, les théoriciens cliniques sont d'avis que des composantes biogénétiques et environnementales doivent toutes deux être présentes pour le développement du trouble. Ces facteurs sont variés et complexes. La plupart des gens pourraient avoir une disposition neurobiologique au trouble. Différents types d'environnement pourraient aussi être propices au développement de ce trouble de santé mentale. Ainsi, les familles qui offrent des soins et une éducation acceptables pourraient constater que le trouble s'est développé chez leur enfant. Par ailleurs, plusieurs enfants subissent des ravages incalculables aux mains de leurs parents/tuteurs et ne manifestent pas de symptômes du trouble de la personnalité limite. La meilleure explication semble être celle de la confluence des facteurs environnementaux avec un enfant sensible, instable sur le plan affectif, qui éprouve de la difficulté à interpréter le monde, y compris la signification des comportements de l'adulte qui s'en occupe.
04 juillet 2008
Le trouble de personnalité limite (borderline): Aperçu
Chaque personne a sa propre personnalité : des façons de percevoir, de se mettre en rapport avec le milieu et avec soi-même. Cependant, lorsque ces traits sont rigides, mal adaptés et qu’ils mènent à une incapacité fonctionnelle importante ou à une détresse subjective on parle alors de trouble de personnalité. Onze troubles sont connus et parmi ceux là le trouble de personnalité limite (TPL) appelé aussi borderline. Le TPL est une maladie grave plus complexe et plus dévastateurs que les autres troubles de personnalités avec un taux de suicide allant jusqu’à 10% chez les personnes ayant reçu ce diagnostic. Les borderline constituent approximativement de 1 a 2% de la population générale, jusqu’à 20% de tous les patients hospitalisés en psychiatrie et 15% de tous les patients vus en consultation externes. Les trois quarts des patients diagnostiqués sont des femmes mais le trouble peut évidemment toucher n’import qui. Le terme « limite » reflétait une croyance selon laquelle ces patients étaient atteints d'une forme atypique (« limite ») d'autres conditions et qu'ils défiaient toutes limites ou contraintes auxquelles on les soumettait. Le diagnostic a été reconnu en 1980. Bien que beaucoup de progrès au niveau des connaissances et du traitement aient été réalisés au cours des 25 dernières années, le terme « limite » a souvent freiné ces progrès à cause de sa connotation négative. Les critères diagnostiques du borderline ont été définis par le DSM-IV-TR (Diagnostic and Statistical Manual of Mental Disorders). Pour recevoir le diagnostic de borderline, il faut présenter au moins 5 des 9 critères énoncés dans le DSM-IV-TR. Voici une explication détaillée de ces symptômes.
1. Peur de l'abandon : La perception d'une séparation ou d'un rejet imminent ou la perte de structures externes peut déclencher chez le patient atteint du trouble de la personnalité limite des changements de l'image de soi, de son affect, de ses perceptions et comportements. Ces personnes sont très sensibles au contexte et à l'environnement et peuvent ressentir une peur intense d'abandon, de même qu'une colère inappropriée même lorsqu'elles ne sont placées que devant une séparation de durée limitée ou lorsque qu'elles doivent vivre des changements imprévus dans ce qu'elles avaient planifié. Elles croient parfois que ces séparations surviennent parce qu'elles sont « méchantes ». Cette peur de l'abandon témoigne de leur incapacité à supporter la solitude et de leur besoin d'être entourée de gens. Des efforts effrénés pour éviter l'abandon peuvent se traduire par des actions impulsives telles que des comportements suicidaires ou d'automutilation. On pense que la peur de l'abandon est un symptôme résultant d'un attachement précoce insécurisant et qu'elle pourrait avoir une composante héréditaire. Il faut distinguer cela de l'angoisse de séparation, plus répandue.
2. Relations instables et intenses : Les personnes ayant un trouble de personnalité limite ont souvent de la difficulté à investir les proches (c'est-à-dire, les sources potentielles de soins ou de protection) autrement qu'en les idéalisant (s'il y a gratification) ou en les dévalorisant (s'il n'y a pas de gratification). Ceci fait référence à la pensée dualiste « noir ou blanc » ou à la notion de clivage. Lorsque la colère ressentie envers un proche est menaçante, une perception clivée se produit afin de préserver ce qui est bon chez ce proche. L'instabilité des relations résulte aussi de la difficulté du patient à contrôler ses émotions et à gérer ses impulsions, sa difficulté à tolérer la solitude et sa peur du rejet.
3. Perturbation de l'identité : Ce trouble émane d'une image de soi instable ou indistincte. Les patients ayant un trouble limite tiennent souvent leurs valeurs, leurs habitudes et leurs attitudes de ceux avec qui ils se trouvent. Ces problèmes d'identité sont amplifiés dans le contexte des relations interpersonnelles car ces personnes n'ont pas appris à bien identifier leurs propres émotions et à décoder les motifs et intentions de leurs actions.
4. Impulsivité : L'impulsivité de la personne ayant un trouble limite a souvent des effets autodestructeurs ou du moins des intentions. Le comportement impulsif se traduit souvent par l'abus d'alcool ou la toxicomanie, la boulimie, la sexualité à risques et la conduite auto dangereuse. Cela diffère de l'impulsivité que l'on retrouve dans la maniaco-dépression ou le trouble antisocial.
5. Comportements suicidaires ou autodestructeurs : Les comportements suicidaires ou auto-agressifs récurrents (tentatives, gestes, menaces) sont caractéristiques du trouble limite. Ce diagnostic vient donc naturellement à l'esprit en présence de comportements autodestructeurs récurrents. Ceux-ci peuvent commencer à se manifester à l'adolescence et sont habituellement déclenchés par des menaces de séparation ou de rejet ou si l'on force le patient à prendre des responsabilités dont il ne veut pas. Ce critère permet d'établir le diagnostic d'un trouble de personnalité limite chez les patients qui présentent des symptômes de dépression ou d'anxiété.
6. Instabilité affective : Dès les débuts, les cliniciens ont remarqué l'intensité, la volatilité et la gamme des émotions exprimées par le patient ayant un trouble limite. Au départ, on a associé cette instabilité émotionnelle à celles des personnes atteintes de troubles de l'humeur (dépression et trouble bipolaire). Cependant, ces changements d'humeur (dépression épisodique intense, agitation, colère, panique ou désespoir) ne durent habituellement que quelques heures et l'humeur dysphorique sous-jacente est rarement soulagée par des périodes de bien-être ou de satisfaction. Ces épisodes illustrent la réactivité extrême de la personne au stress, en particulier celui relié aux relations interpersonnelles.
7. Vide : Un sentiment chronique de vide, décrit comme un sentiment viscéral intérieur afflige le patient ayant un trouble limite. Il ne s'agit ni d'ennui ni d'angoisse existentielle. Cet état est associé à la solitude et à un grand besoin affectif. Les patients atteints du trouble de personnalité limite utilisent des mots tels que « vide », « manque », « aucun sentiment, aucune pensée, aucun rêve » pour décrire leur vécu.
8. Colère : La colère du patient ayant un trouble limite pourrait découler d'un tempérament excessif ou de la réponse du nourrisson à une très grande frustration. Que la cause soit génétique ou environnementale, les patients ressentent de la colère la plupart du temps, même lorsque cette dernière n'est pas exprimée ouvertement. La colère peut être provoquée par leur perception qu'une personne significative pour eux les néglige, les prive, les abandonne ou ne se soucie pas d'eux. L'expression de la colère est souvent suivie de honte et de culpabilité, ce qui contribue à leur sentiment d'être méchants.
9. Distorsion de la réalité : Les patients peuvent éprouver des symptômes de dissociation : un sentiment d'être dépersonnalisé ou que le monde est irréel. Ces symptômes sont généralement de courte durée, ne dépassant pas quelques jours et se produisent souvent pendant des situations extrêmement stressantes. Les patients ayant un trouble limite peuvent également avoir une conscience d'eux-mêmes irréaliste, croyant que les gens les jugent ou parlent d'eux. Par ailleurs, ces distordions de la réalité doivent être distingué de celles que l'on retrouve dans d'autres pathologies car en général, au moyen de « feedbacks », ces patients sont capables d'apporter des correctifs à leurs distorsions de la réalité.
Source: Le TPL en bref - John G. Gunderson
26 juin 2008
Fuck me, I'm not famous: Le psychologue et moi
Je n’avais pas le choix. Au début, je qualifiais mon état comme une simple baisse de moral, une mauvaise période et je croyais que je pourrais m’en sortir avec le temps. Je ne me rappel pas très bien quand mon état avait vraiment empiré… Je dirais un an. J’avais déjà beaucoup raté depuis 10 ans. Après toutes ces années de peines et de souffrances, je ne me supportais plus ainsi et j’étais obligé de tenter le truc. J’ai contacté psynaj pour qu’elle me donne quelques numéros de téléphone et elle l’avait gentiment fait. Elle avait dit aussi que je devrais voir un psychologue d’abord (un psychiatre en second lieu). Qui dit psychologue dit thérapie. Franchement, j’avais du doute à ce sujet parce que le rôle des thérapeutes se résume principalement dans la prise de conscience. Moi, j’étais parfaitement conscient de ce qui m’arrive et je savais très bien qu’il n’y a pas un déclencheur en particulier mais autre chose. En octobre 2007, j’avais déjà le numéro d’un psy bien réputé mais je n’arrivais pas à le contacter parce que j’avais la trouille. C’était naturel étant donné que c’était ma dernière carte à jouer. A cette époque, je fréquentais butterfly qui m’avait encouragé à appeler le psy et puis quand on ne se voyait plus, j’ai dut replonger de nouveau mais je ne l’appel toujours pas. A peine quelques semaines après, j’avais eu un peu de courage. Il m’avait demandé mon âge et m’avais interrogé si je prenais des cachets ou pas, et puis il m’a donné le numéro de son cabinet. Rien que ça, j’étais content et tout excité. 7 mois après, alors que la souffrance atteint son pic et avec mon histoire avec rym, je ne pouvais plus attendre. Il a fallu que je demande à une amie de m’harceler avec cette histoire de psy pour que j’arrive à prendre le rendez-vous. J’étais lâche, c’est vrai. Mais c’était naturel. Je me rappel très bien comment j’étais stressé dans la cafétéria, j’avais vraiment l’air pathétique mais le plus important c’est que j’avais pris le rendez-vous et mon amie est allée avec moi.
Le cabinet n’était pas très loin de la faculté seulement je ne connaissais pas bien l’emplacement et je ne voulais surtout pas être en retard, alors on a pris un taxi. Le rendez-vous était prévu à 14h. On était un peu en avance. Et puis, on y est. Le bureau était loin des cabinets qu’on voit dans les films ou dans les séries télévisées. Le décor est simple, je dirais même banal avec un canapé, un grand bureau, deux chaises pas vraiment confortables et un tableau accroché au mur. Le tableau était tellement moche que je voulais lui demander de le jeter ou de le remplacer. Pendant que j’observais le décor, le psy a attaqué avec les questions classiques : mon nom, mon âge, mes parents,… Heureusement qu’il a procédé ainsi, j’avais tellement peur qu’il me demande directement ce qui m’amène chez lui. C’était insensé. Et puis, je lui ai expliqué mon incapacité à gérer mes émotions, mes problèmes de confiance, mon état dépressif et beaucoup d’autres choses dont j’avais déjà parlé ici dans ce blog. Il disait qu’il me faudra 3 ou 4 séances et tout ira bien. Evidement, ce n’était pas possible. La séance qui dure une heure et demi comporte deux volets, psychologique et religieux. Je crois qu’il a beaucoup insisté sur le second volet, qui m’aide certes, mais qui ne pouvait malheureusement pas me guérir.
Quand on rentrait, mon amie et moi, je n’avais pas dit grand-chose parce que j’avais les idées embrouillées comme d’habitude voire plus. La thérapie était un peu prometteuse quand même mais pas tellement surtout avec l’humour du psy qui n’était pas de mon gout. Une semaine après, la deuxième séance, et puis la troisième… et puis, ça commençait à entrer dans la routine bien que les séances n’aient été pas séparées par une semaine exactement et les rendez-vous n’étaient toujours pas à la même heure. Mais bon. Au bout de ces quelques séances, le psy m’avait dit sans porter de gants que mon cas est assez compliqué. Il a parlé aussi d’une immaturité (je lui avais dit que je n’appréciais pas ce mot), comme si j’étais un enfant emprisonné dans un corps d’adulte, que j’ai l’impression d’être abandonné,… Je lui disais alors que c’est les symptômes d’un borderline mais il avait dit que c’était la limite du bipolaire (on reviendra dans une prochaine note sur ces deux troubles). J’avais déjà lu tant d’articles sur les deux troubles et il parait que la confusion était assez courante, et ça me faisait de la peine. Quand j’avais évoqué les cachets avec le psy, il disait si je préfère rester un bébé entretenu par des médicaments ou bien passer à autre chose avec la thérapie. Je lui disais qu’en combinant traitement et thérapie que j’irai mieux mais il m’avait dit qu’il ne prescrit pas de médicament et que c’était assez risqué pour mon cas. C’était au bout de 4 séances et puis il m’a demandé de voir mes parents pour qu’il puisse leur parlé de ce qui m’arrive, une prise de conscience comme il dit. Ce jour là, je me sentais tellement mal que je n’avais rien à dire et je trouvais ça intéressant qu’ils parlent de moi. En somme, la thérapie m’avait un peu aidé à me sentir mieux jusqu'à la sixième consultation. J’étais plus triste que jamais (sans aucune raison) et dés le début de la séance j’avais remarqué un truc inhabituel chez le psy. J’ai lu dans ces yeux un sentiment que je connaissais très bien,… la défaite. Il m’a paru bizarre ce jour là, il était tout sauf un psy. Il disait que j’étais lâche et que je ne voulais pas avancer alors je lui ai répondu que ce n’était pas vrai et que le faite de venir chez lui et les efforts que je fais au quotidien pour garder mon calme sont une preuve que je veux bien changer mais que je n’arrive pas à inverser le processus. Quand j’ai terminé mon explication, j’avais eu l’envi stupide de pleurer. Et j’ai pleuré. Le psy avait annoncé sa défaite et m’avait dit qu’il ne pouvait plus me garder tant qu’on n’avance pas. Il avait dit aussi qu’il n’arrive pas à comprendre ce qui se passe et que peut être ses capacités n’étaient pas au point de me soulager. Il avait écrit une lettre pour un psychiatre qui me prendra en charge et qui me mettra sous traitement. Il m’avait dis une autre chose que je n’ai pas bien entendue et m’a demandé de lui rendre visite après avoir consulté le psychiatre. Je lui ai remercié pour une raison que j’ignore et j’ai quitté les lieux larmes aux yeux…


